FRMF: Une politique de communication critiquée, les médias marocains réclament plus de transparence

Juin 11, 2026 - 21:25
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FRMF: Une politique de communication critiquée, les médias marocains réclament plus de transparence

La politique de communication de la Fédération Royale Marocaine de Football reste au centre des critiques. Plusieurs journalistes marocains dénoncent des difficultés persistantes pour obtenir des informations officielles sur l’équipe nationale et l’état de santé des joueurs. Le cas de Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli illustre le malaise. Leurs noms ont été retirés de la liste officielle de la FIFA pour le Mondial 2026. Marouane Saadane et Amine Sebaï les remplacent suite à une blessure.

 L’annonce est venue de la FIFA et de médias étrangers. Aucun communiqué ni clarification n’a été publié par les canaux officiels de la FRMF. Pour les observateurs, ce silence confirme la faiblesse de la communication avec la presse nationale. Ils jugent que ces données ne relèvent pas du secret. Le statut du Maroc, 7e au classement FIFA et demi-finaliste du dernier Mondial, exige plus de rigueur. Le budget alloué au service de communication est aussi pointé du doigt.

La FRMF dispose de porte-parole officiels qui ne répondent pas aux sollicitations des médias locaux. Pendant ce temps, le public marocain suit l’actualité de ses Lions via des sources étrangères. La multiplication des communiqués en français au détriment de l’arabe est également critiquée. L’irritation est montée d’un cran aux États-Unis. Des journalistes couvrant le match contre le Brésil du 13 juin 2026 envisagent de boycotter l’entraînement de jeudi. Ils protestent contre le manque d’accès à l’information. Le rôle d’Amine Birouk, envoyé de Radio Mars, suscite des interrogations. Ancien cadre de “Maroc 2030” à la FRMF, il commente et dément certaines rumeurs. Certains s’interrogent sur un lien toujours actif avec la Fédération.

D’autres épisodes alimentent la polémique. La réponse jugée hautaine du porte-parole à propos de la démission supposée de Tarik Sektioui a déçu. L’invitation de plus de 120 influenceurs pour la CAN, au détriment de médias régionaux, a creusé le fossé. Des rédactions de Tanger dénoncent encore des refus répétés de tournage au stade Ibn Batouta. Au final, beaucoup accusent la FRMF de favoriser certains médias proches. La répartition du soutien financier et publicitaire est remise en question. Elle ne respecterait pas, selon eux, l’équité et la transparence envers l’ensemble des acteurs médiatiques nationaux.