La Direction générale de la météorologie prévoit un possible retour d’El Niño et précise son impact limité sur le climat du Maroc

Avr 18, 2026 - 12:41
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La Direction générale de la météorologie prévoit un possible retour d’El Niño et précise son impact limité sur le climat du Maroc

La Direction générale de la météorologie a évoqué la possibilité d’un retour du phénomène El Niño au cours de l’année en cours. Ce phénomène est connu pour son lien avec une hausse notable des températures, ce qui soulève des interrogations sur son influence potentielle sur le climat du Maroc. Selon les dernières données de l’Organisation météorologique mondiale, la Direction a précisé qu’il existe une probabilité de transition du système climatique mondial vers El Niño entre les mois de mai et juillet 2026, remettant ainsi le système El Niño-Oscillation australe au centre des discussions scientifiques et médiatiques.

D’un point de vue scientifique, ce système figure parmi les principaux moteurs des variations climatiques à l’échelle mondiale. Il agit comme un mécanisme d’amplification thermique : lors des épisodes El Niño, l’océan Pacifique libère des quantités supplémentaires de chaleur vers l’atmosphère, contribuant, avec les gaz à effet de serre, à l’enregistrement de niveaux de température record. Malgré cet impact mondial avéré, la Direction a souligné que les répercussions sur le Maroc demeurent relativement limitées, en particulier en été, en raison de la prédominance de facteurs atmosphériques régionaux qui déterminent les caractéristiques du temps.

Elle a également mis en avant que les études récentes indiquent que le système ENSO ne constitue pas un indicateur déterminant pour prévoir les précipitations au Maroc. Plusieurs éléments expliquent cela, dont son influence géographique restreinte, qui se concentre essentiellement sur les régions arides du sud comme Laâyoune, Dakhla et Ouarzazate, tandis que son effet reste faible ou quasi inexistant dans les autres régions. La Direction a ajouté que l’impact de ce phénomène revêt un caractère saisonnier, se manifestant davantage au printemps. En hiver, d’autres systèmes climatiques tels que l’Oscillation nord-atlantique et l’Oscillation méditerranéenne dominent, alors que l’influence d’El Niño est quasiment absente en été. Elle a aussi noté que les effets varient selon le type d’El Niño.

Les conséquences ne sont pas identiques entre un El Niño du Pacifique oriental et celui du Pacifique central. Les données montrent que le Maroc est, depuis 2000, davantage concerné par le type central. La Direction a rappelé qu’entre 2020 et 2024, malgré l’alternance de phases de La Niña censées être humides, le Maroc a connu des vagues de sécheresse successives. Cela met en évidence les limites d’une lecture basée uniquement sur l’ENSO.

Elle a conclu que l’influence du phénomène El Niño-Oscillation australe sur le climat du Maroc reste indirecte, partielle et saisonnière, et s’inscrit dans un contexte climatique plus large. Il convient donc de l’analyser au sein d’un ensemble d’indicateurs multiples, et non comme un facteur décisif à lui seul.