Le Maroc et la France renforcent leur coopération contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme
Le Maroc et la France ont signé ce mercredi un nouvel accord visant à renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La signature a eu lieu en marge de la cinquième conférence internationale No Money for Terror organisée dans la capitale française, avec la participation de plus de 70 délégations représentant des États et des organisations internationales.
Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’élargissement de la coordination entre les autorités financières et sécuritaires des deux pays. Il vise à faciliter l’échange d’informations relatives aux transactions financières suspectes entre l’unité française Tracfin et l’Autorité nationale marocaine du renseignement financier. L’objectif est de renforcer les mécanismes de détection et de suivi des activités illicites. Un communiqué conjoint publié à cette occasion indique que le nouvel accord permettra de développer la coopération opérationnelle ainsi que l’échange d’expertises techniques et de terrain entre les deux institutions.
Cela doit accroître l’efficacité des efforts communs face aux réseaux liés au blanchiment d’argent et au financement des organisations terroristes. L’annonce de cette mesure est intervenue à l’issue d’une rencontre entre le ministre français de l’Économie et des Finances Roland Lescure et la ministre marocaine de l’Économie et des Finances Nadia Fettah Alaoui, en marge des travaux de la conférence internationale tenue à Paris. Dans le même contexte, les participants à la conférence ont mis en garde contre la montée des risques liés à l’utilisation des innovations financières récentes, notamment les actifs cryptographiques et les monnaies numériques, pour financer des activités terroristes et transférer des fonds par des circuits difficiles à tracer.
Le communiqué final de la conférence a souligné que faire face à ces défis exige l’adoption de cadres réglementaires plus stricts fondés sur les recommandations du Groupe d’action financière GAFI, ainsi que le renforcement de la coopération internationale afin de combler les failles juridiques et réglementaires que les groupes extrémistes pourraient exploiter entre les différents systèmes judiciaires. Les participants ont également insisté sur la nécessité de permettre aux enquêteurs et aux autorités compétentes d’accéder de manière régulière et rapide aux données relatives aux actifs cryptographiques.
Cela contribuerait à remonter aux sources de financement illicite et à renforcer les efforts internationaux visant à lutter contre le terrorisme et à tarir ses sources de financement.











































