4,75 milliards d’euros en 2025 : le Maroc devient un marché clé pour l’Italie en Afrique

Août 18, 2026 - 15:56
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4,75 milliards d’euros en 2025 : le Maroc devient un marché clé pour l’Italie en Afrique

Le commerce entre le Maroc et l’Italie a connu une belle accélération en 2025. D’après l’Observatoire économique du ministère italien des Affaires étrangères, MAECI, les échanges entre Rabat et Rome ont atteint 4,75 milliards d’euros sur l’année. L’Italie a vendu au Maroc pour 2,995 milliards d’euros en 2025. Ce montant permet au Royaume de se hisser à la 3e place des destinations africaines des produits italiens, juste derrière la Tunisie et l’Algérie. Le Maroc représente à lui seul 14,8% des exportations italiennes vers l’Afrique. Il devance ainsi l’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud.

Pour les PME et les grands groupes italiens, le marché marocain offre à la fois une demande solvable et une position idéale pour rayonner vers l’Afrique de l’Ouest et les pays du Moyen-Orient. Côté importations, l’Italie a acheté au Maroc pour 1,757 milliard d’euros. Le Royaume figure à la 6e place des fournisseurs africains de Rome, avec une part de 5,1% des achats italiens en provenance d’Afrique. Le classement est dominé par l’Algérie, la Libye, la Tunisie, l’Égypte et l’Afrique du Sud.

Cette différence entre les deux flux laisse un solde commercial largement excédentaire pour l’Italie : +1,238 milliard d’euros. Les chiffres ne suffisent pas à expliquer la dynamique. Au-delà du négoce, l’Italie investit de plus en plus au Maroc. Les secteurs de l’automobile, du textile, des machines industrielles et des énergies renouvelables concentrent une grande partie de cette présence. Pour le Maroc, l’Italie est un partenaire technologique et un investisseur capable d’accompagner la montée en gamme de l’industrie nationale.

Pour l’Italie, le Maroc est une base arrière fiable pour conquérir de nouveaux marchés africains. Avec 4,75 milliards d’euros d’échanges en 2025, la relation bilatérale entre dans une nouvelle phase. L’enjeu désormais sera de rééquilibrer les flux et de transformer ce commerce en co-production industrielle entre les deux rives de la Méditerranée.