Washington relance la dynamique diplomatique autour du Sahara marocain à travers une nouvelle série de pourparlers confidentiels
Selon des révélations du journal espagnol El Confidencial, les États-Unis ont engagé de nouvelles démarches diplomatiques visant à redynamiser le processus politique relatif au Sahara marocain. Une nouvelle série de pourparlers confidentiels devrait ainsi se tenir à Washington les 23 et 24 février, dans un contexte international marqué par la volonté de sortir d’une impasse prolongée. D’après des sources diplomatiques citées par le média espagnol, des invitations officielles auraient été adressées aux ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie, ainsi qu’à un représentant du Front Polisario.
Cette initiative serait pilotée par Massad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires africaines et du Moyen-Orient, traduisant un engagement plus affirmé de l’administration américaine dans la recherche d’un règlement durable. Cette nouvelle rencontre intervient à peine deux semaines après une réunion similaire organisée à Madrid les 8 et 9 février, qui avait rassemblé les mêmes parties en présence de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Staffan de Mistura. La participation du représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies avait également souligné le rôle central que Washington entend jouer dans cette phase de relance diplomatique.
Pour de nombreux observateurs, cette séquence traduit une volonté claire de briser la stagnation du dossier et de réactiver un processus politique sous l’égide des Nations Unies. L’objectif affiché demeure la recherche d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis entre les parties. Dans cette perspective, la proposition d’autonomie présentée par le Maroc sous sa souveraineté continue d’être mise en avant comme une base sérieuse et crédible de négociation. Cette orientation s’inscrit dans le cadre des résolutions successives du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797 adoptée le 31 octobre dernier, qui appelle à une solution politique fondée sur le réalisme et le consensus.
La tenue de ces discussions à Washington pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans l’évolution du dossier, à un moment où les équilibres géopolitiques régionaux et internationaux confèrent à cette question une dimension stratégique accrue. Reste à savoir si cette impulsion diplomatique américaine sera en mesure de rapprocher les positions et d’ouvrir la voie à une issue définitive à l’un des conflits les plus persistants du Maghreb.



































