Gironde : plus de 330 pompiers pris en charge médicalement après dix jours de lutte contre l’incendie
Le front a été stabilisé, mais la vigilance reste de mise en Gironde. La préfète du département, Sophie Brocas, a indiqué que l’incendie qui ravage le sud-ouest de la France depuis plus d’une semaine est désormais "fixé". Lors d’un point presse, elle a précisé qu’aucun décès ni blessé civil n’était à déplorer. En revanche, côté secours, le bilan est lourd : "plus de 330 pompiers sur les 3 300 mobilisés ont été pris en charge médicalement", a-t-elle déclaré. Après dix jours de combats intenses, cet incendie, parti le 22 juillet de la commune de Saumos à l’ouest de Bordeaux, est le plus vaste observé en France depuis 1949.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait déjà confirmé samedi que le feu "a cessé de progresser". Sur le plan des évacuations, la situation s’améliore. Sur 220 000 personnes déplacées, 208 000 ont pu retourner chez elles. Soit près de 90 % des évacués. Le trafic SNCF au sud de Bordeaux, interrompu depuis le 26 juillet, a également repris ce week-end. Malgré cette accalmie, la préfète rappelle que "incendie fixé ne veut pas dire incendie éteint". Deux foyers restent actifs, notamment dans une zone dunaire proche du littoral atlantique.
Au niveau national, le ministère de l’Intérieur fait état de 119 000 hectares déjà parcourus par les feux depuis le début de l’année. Le risque demeure élevé en raison de températures largement supérieures aux normales saisonnières.











































