L’avenir des élections à l’ère numérique au cœur des débats à Marrakech
La 10e Conférence internationale sur les droits de l’Homme et les lois électorales a démarré vendredi à Marrakech autour du thème Élections et droits de l’Homme à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle. Organisée pour la première fois au Maroc par le Conseil national des droits de l’Homme en collaboration avec l’Acadamia Lider en Formacion Avanzada, cette édition rassemble des magistrats, des experts, des représentants d’institutions nationales, d’instances électorales, d’organisations internationales et régionales, ainsi que des chercheurs et acteurs du secteur numérique et électoral.
Le choix du sujet répond aux enjeux actuels qui traversent les contextes régionaux et internationaux, alors que le Maroc s’apprête à organiser des élections législatives en septembre prochain. La rencontre vise à approfondir la réflexion sur les transformations que connaît le processus électoral sous l’effet de l’accélération technologique. Elle se penche sur les risques et opportunités liés à la protection des libertés fondamentales, ainsi que sur les conditions à réunir pour préserver l’intégrité et la transparence des élections dans un environnement digital. Les discussions portent aussi sur l’adaptation des cadres législatifs et institutionnels aux mutations numériques.
L’objectif est de garantir la protection des données personnelles, de contrer la désinformation et les discours de haine, et d’encadrer l’usage de l’intelligence artificielle de manière éthique et conforme aux standards internationaux des droits de l’Homme. Au programme figurent plusieurs thématiques clés, dont l’impact de l’intelligence artificielle sur les scrutins, l’observation des élections en ligne, le traitement des contentieux électoraux à l’ère numérique et l’évolution des campagnes électorales sur internet. Les questions de transparence des algorithmes, de cybersécurité et de confidentialité des données sont également au centre des échanges.
Les sessions mettent en avant des expériences comparées et des pratiques innovantes dans l’utilisation des technologies numériques pour la gestion des opérations électorales. Elles soulignent par ailleurs le rôle des institutions nationales des droits de l’Homme, des organes électoraux et des acteurs du numérique dans l’accompagnement de ces changements et la préservation des droits fondamentaux. Durant deux jours, des intervenants venus d’Amérique latine, d’Europe et du Maroc partagent leurs analyses et propositions afin d’éclairer les liens entre démocratie, élections, droits de l’Homme et technologies émergentes.



































