Le Syndicat national de la presse marocaine réclame le paiement immédiat des salaires d’avril et lance une mobilisation
Le Syndicat national de la presse marocaine a appelé au versement immédiat des salaires des journalistes pour le mois d’avril. Il met en garde contre l’aggravation du climat de tension dans plusieurs entreprises de presse, estimant que ce retard injustifié reflète la profondeur de la crise que traverse le secteur de la presse nationale. Dans un communiqué, le syndicat indique suivre avec une grande inquiétude et un vif mécontentement la montée des tensions dans le milieu professionnel, causée par la persistance des retards de paiement des salaires.
Il affirme que cette situation n’est plus un simple dysfonctionnement conjoncturel, mais le signe d’une crise structurelle qui touche les fondements du secteur et impacte directement les conditions sociales et professionnelles des travailleurs. Le syndicat souligne que la répétition de ce phénomène accentue la précarité sociale, fragilise la stabilité professionnelle et porte atteinte à la dignité des journalistes, que ce soit dans la presse écrite, électronique ou les radios privées. Il rappelle que le salaire est un droit légal inaliénable qui ne souffre ni report ni atermoiement, et que son versement dans les délais est une obligation légale incombant aux employeurs.
L’organisation syndicale considère que tout retard de paiement constitue une violation manifeste des dispositions du Code du travail et va à l’encontre de l’esprit et des principes de la Constitution de 2011, en raison de l’atteinte directe aux droits économiques et sociaux des salariés. Dans le même contexte, le syndicat critique la gestion du dossier des petites et moyennes entreprises de presse. Il dénonce le maintien d’une aide forfaitaire jugée dérisoire, accompagnée d’exclusion et d’hésitation à trouver des solutions structurelles. Il demande l’intégration urgente de ces entreprises dans un système garantissant la régularité du versement des salaires, dans la perspective d’une réforme globale des mécanismes de soutien public sur des bases institutionnelles et selon une approche participative avec les professionnels.
En conséquence, le syndicat annonce plusieurs mesures, à commencer par l’exigence du paiement immédiat et sans condition des salaires du mois d’avril, tout en se réservant le droit de recourir à toutes les procédures légales et militantes pour faire face à tout manquement à ces engagements. Il appelle également à mettre fin à ce qu’il qualifie d’improvisation dans la gestion des salaires et à instaurer des mécanismes transparents séparant le soutien public destiné aux entreprises de la garantie des droits fondamentaux des travailleurs. Sur le plan de l’action, le syndicat révèle le lancement d’un programme de lutte progressif au sein des institutions médiatiques.
Il débutera par le port de brassards rouges à partir du jeudi 7 mai 2026, que ce soit dans les lieux de travail ou sur les terrains d’activité des journalistes, comme première étape qui sera suivie d’autres formes de protestation annoncées ultérieurement. Le syndicat conclut en réaffirmant son attachement à la défense de la dignité des journalistes et de leurs droits légitimes. Il appelle l’ensemble des parties concernées à assumer pleinement leurs responsabilités, dans un contexte professionnel et social qui devient de plus en plus complexe au sein d’un secteur vital jouant des rôles essentiels dans la société.




































