Madrid écarte toute responsabilité du Maroc dans la crise migratoire de Ceuta
Le gouvernement espagnol écarte l’idée d’une implication du Maroc dans les entrées groupées de migrants enregistrées à Ceuta fin juillet. Lors de son audition devant la Commission mixte pour la Sécurité nationale au Congrès des députés, Félix Bolaños, ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cours, a indiqué que l’exécutif ne dispose d’aucune information confirmant que les autorités marocaines ont dirigé ou encouragé ces mouvements. Le ministre a défendu le partenariat entre l’Espagne et le Maroc en matière de migration.
Il a réagi aux critiques formulées par une partie de l’opposition, estimant que porter des accusations sans preuve peut nuire aux relations entre les deux pays. Il a appelé à traiter le sujet avec responsabilité, loin des polémiques et des lectures sans données concrètes. Selon Félix Bolaños, la coordination avec Rabat reste centrale. Elle concerne le retour des personnes en situation irrégulière, le suivi des dossiers au cas par cas et le regroupement des mineurs avec leurs familles, dans le respect du cadre légal en vigueur.
Le gouvernement espagnol a déjà annoncé qu’il poursuivait le travail commun avec le Maroc pour identifier la situation des mineurs arrivés à Ceuta et examiner les conditions de leur réunification familiale. Le ministre a aussi présenté les mesures prises pour revenir à la normale dans la ville. L’Etat a mobilisé des renforts humains, sécuritaires et administratifs pour gérer les effets de la crise, avec pour priorité le respect des droits des personnes et l’application des procédures prévues par la loi.
Dans le même contexte, Félix Bolaños a critiqué les discours qui lient la question migratoire à des accusations non vérifiées ou à la montée de la xénophobie. Il a rappelé que la réponse à ce défi passe par une coopération entre pays d’origine, pays de transit et pays européens, et non par des échanges d’accusations.











































