Maroc : suspension des droits d’importation sur le blé tendre et la viande jusqu’à fin 2026
Le dernier numéro du Bulletin Officiel du Royaume du Maroc a publié le détail de deux décrets adoptés en Conseil de gouvernement le 22 juillet dernier. Il s’agit du décret n° 2.26.583 relatif à la "prolongation de la perception du droit d’importation sur le blé tendre et ses dérivés et à sa suspension", et du décret n° 2.26.584 concernant la "suspension de la perception et la modification du droit d’importation applicable aux animaux vivants de l’espèce domestique et à leurs viandes et abats". Ces textes s’appuient sur plusieurs références juridiques, notamment les dispositions de l’article 4 de la loi de finances n° 25.00 de l’an 2000 fixant le tarif des droits de douane à l’importation, les dispositions du Code des douanes et des impôts indirects, en particulier son article 5, ainsi que l’article 2 de la loi de finances n° 50.25 pour l’année budgétaire 2026.
Concernant le décret n° 2.26.583, publié le 23 juillet 2026, il prévoit la prolongation de la perception du droit d’importation sur le blé tendre et ses dérivés, classés sous les positions tarifaires 1001.99.00.19 et 1001.99.00.90, pour la période allant du 1er au 31 août 2026. À l’issue de cette période, et par dérogation aux dispositions de la loi de finances n° 25.00, le même décret prévoit la suspension totale de la perception de ce droit à compter du 1er septembre 2026. Cette mesure fait suite au décret n° 2.26.419 publié en mai 2026, qui portait déjà sur la réinstauration et la suspension du droit d’importation sur le blé tendre et ses dérivés.
Le second texte, le décret n° 2.26.584 publié à la même date, introduit des mesures douanières relatives au secteur de la viande et du bétail. Il prévoit la suspension du droit d’importation applicable aux ovins vivants de l’espèce domestique, ainsi qu’aux viandes des espèces bovine, ovine, caprine et caméline, classées sous les positions tarifaires 0201, 0202, 0204 et 0208.60. Cette suspension est valable jusqu’au 31 décembre 2026.
Ces décisions interviennent dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics de maîtriser les prix des produits de base et d’assurer l’approvisionnement du marché national en céréales et en viandes.




































