Mondial 2030 : le Portugal réaffirme son engagement aux côtés du Maroc et de l’Espagne malgré la polémique
Lisbonne lève toute ambiguïté. Le Portugal a réaffirmé vendredi son engagement dans le projet d’organisation conjointe de la Coupe du monde 2030 aux côtés du Maroc et de l’Espagne, et ce pour la première fois depuis le déclenchement du débat politique sur le sujet. La ministre portugaise de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Margarida Balseiro Lopes, s’est exprimée en marge du Tour du Portugal cycliste. Elle a assuré que le gouvernement portugais reste "pleinement engagé" dans la coopération avec Rabat et Madrid pour réussir cette édition du Mondial. "Nous voulons que ce soit une Coupe du monde qui marque les esprits, qui rapproche les peuples et les cultures, et qui soit une réussite sur le plan sportif", a-t-elle déclaré, soulignant le caractère historique de ce tournoi.
Pour la ministre, il s’agira de la première édition organisée sur deux continents différents, une opportunité de proposer une version unique de la compétition et de renforcer les ponts entre l’Europe et l’Afrique. Cette sortie intervient dans un contexte tendu, marqué par la récente crise migratoire à Ceuta. Sur fond de cet épisode, plusieurs formations politiques ont appelé à revoir le partenariat avec le Maroc pour l’organisation du Mondial 2030. Au Portugal, le parti Livre a émis des réserves. En Espagne, les partis Vox et Izquierda Unida ont également exprimé leur opposition à cette co-organisation. Malgré ces critiques, la position officielle de Lisbonne ne varie pas.
Elle confirme la volonté des trois pays hôtes de poursuivre la coordination et le travail commun en vue de l’échéance de 2030. Le trio ibéro-maghrébin avait obtenu l’organisation de l’événement après un dossier commun salué par la FIFA pour son volet d’union entre continents. Le gouvernement portugais entend ainsi maintenir le cap et faire de ce Mondial un projet de rapprochement culturel et sportif.




































