Alerte sanitaire internationale : l’OMS mobilise 12 pays pour tracer les passagers du navire MV Hondius touché par le virus Hanta
L’Organisation mondiale de la santé a déclenché une alerte sanitaire dans 12 pays afin de retrouver et suivre les passagers du navire de croisière néerlandais MV Hondius. Cette mesure intervient après la confirmation d’une flambée de virus Hanta de la souche Andes à bord, ayant causé 6 cas confirmés et 3 décès. Les autorités sanitaires de plusieurs États poursuivent la recherche des contacts et des passagers ayant quitté le navire avant la découverte des infections. La période d’incubation du virus peut s’étendre jusqu’à six semaines.
Les instances internationales soulignent toutefois que la situation ne constitue pas, à ce stade, une menace épidémique mondiale. Les cas et les décès sont répartis entre plusieurs pays. L’Allemagne a enregistré un décès, les Pays-Bas ont signalé deux décès, tandis que le Royaume-Uni a annoncé trois cas suspects. La Suisse a confirmé une infection chez un passager ayant déjà débarqué. Aux États-Unis, les autorités sanitaires ont placé sous surveillance médicale des passagers dans cinq États.
La France et les Philippines continuent de suivre les personnes contacts et les membres d’équipage afin d’empêcher la propagation de l’infection. Les enquêtes préliminaires menées en Argentine indiquent que la source de l’infection pourrait être un couple néerlandais ayant visité des zones où les rongeurs sont présents avant d’embarquer. Le virus Hanta se transmet habituellement des rongeurs à l’humain par inhalation d’aérosols provenant de leurs excréments. Cet incident est cependant le premier lié à la souche Andes dans un espace confiné comme un navire de croisière, ce qui pousse les autorités sanitaires internationales à traiter la situation avec une grande prudence.
Dans ce contexte, le navire rencontre des difficultés pour atteindre sa destination finale. Il s’apprête à se diriger vers les îles Canaries pour effectuer des examens sur 146 passagers de différentes nationalités. Le président de l’archipel a toutefois annoncé son refus d’accueillir le navire en raison de l’absence de données sanitaires suffisantes. Des demandes locales réclament un renforcement des mesures préventives avant d’autoriser les passagers à débarquer ou à regagner leurs pays.





































