Banque mondiale : le Maroc peut générer 1,7 million d’emplois supplémentaires d’ici 2035 grâce à des réformes ambitieuses
Le Groupe de la Banque mondiale a indiqué, dans des données publiées mardi, que le Royaume du Maroc a la capacité de créer 1,7 million d’emplois supplémentaires à l’horizon 2035 et d’augmenter son produit intérieur brut réel de plus de 20 pour cent par rapport au niveau de référence, à condition de poursuivre la mise en œuvre d’un ensemble de réformes structurelles ambitieuses. L’institution de Bretton Woods a précisé dans un communiqué que deux rapports analytiques, élaborés en étroite coordination avec les autorités marocaines et rendus publics le même jour, présentent des données précises et une feuille de route claire pour concrétiser cette transformation économique attendue.
Selon le communiqué, le « Rapport sur la croissance et la création d’emplois » et le « Diagnostic du secteur privé » se complètent pour définir les changements structurels nécessaires, en établissant un lien entre les grandes réformes économiques et les opportunités d’investissement dans les secteurs vitaux. L’institution financière insiste sur le fait que le succès repose sur le renforcement de la compétitivité et la facilitation des investissements du secteur privé, tout en assurant une participation plus efficace des femmes et des jeunes à l’économie formelle.
L’organisme basé à Washington observe que les gains économiques réalisés ne se sont pas encore traduits par des créations d’emplois suffisantes. Un écart s’est creusé entre la croissance de la population en âge de travailler et la croissance de l’emploi effectif entre 2000 et 2024. Le rapport sur la croissance formule des recommandations structurées autour de quatre piliers : l’efficacité des marchés, le dynamisme des entreprises, l’efficience des investissements publics et le développement d’un marché du travail plus inclusif. Le Groupe de la Banque mondiale affirme que ces mesures permettraient de créer 2,5 millions d’emplois d’ici 2050, ce qui constituerait une mise en œuvre concrète des objectifs du Nouveau Modèle de Développement du Royaume.
Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur régional à la Banque mondiale, a déclaré que le Maroc a établi des bases solides qui lui permettent aujourd’hui d’aller au-delà des acquis actuels pour générer des millions d’emplois et élargir les perspectives d’investissement pour les jeunes et les femmes. Le responsable régional a réaffirmé le soutien constant du Groupe de la Banque mondiale au Maroc dans ce processus de développement. Le « Diagnostic du secteur privé » identifie des opportunités d’investissement prometteuses dans quatre domaines stratégiques : l’énergie solaire décentralisée, le textile durable, les dérivés cosmétiques de l’argan et l’aquaculture.
Ces secteurs soutiennent le développement régional et la croissance verte. Cheikh Oumar Sylla, de la Société financière internationale, a expliqué que le Maroc dispose des atouts nécessaires pour attirer des flux d’investissements privés considérables, représentant environ 4 pour cent du produit intérieur brut. Le communiqué conclut que la complémentarité de ces deux rapports traduit une vision globale pour accompagner la trajectoire de développement du Maroc, en transformant les ambitions en croissance concrète au bénéfice de l’ensemble des citoyens.









































