Le Maroc prêt à faire face aux répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient, affirme Nadia Fettah

Mar 4, 2026 - 15:03
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Le Maroc prêt à faire face aux répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient, affirme Nadia Fettah

La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a affirmé que le Maroc se trouve dans une position de préparation totale pour faire face aux éventuelles répercussions économiques de la الأزمة en cours au Moyen-Orient. Tout en exprimant la solidarité du Royaume avec les pays frères et leurs populations civiles touchées par le conflit, elle a souligné la résilience et la solidité des fondamentaux économiques nationaux. Intervenant sur la chaîne française BFMTV, la ministre a expliqué que l’expérience accumulée par le Maroc ces dernières années, notamment en matière de protection des catégories vulnérables et de préservation des équilibres macroéconomiques, a permis de renforcer les outils financiers et de constituer d’importantes réserves.

Elle a mis en avant le niveau confortable des réserves en devises, ainsi que les progrès significatifs réalisés dans le domaine des énergies renouvelables. Selon elle, l’économie marocaine a démontré sa capacité à résister aux chocs successifs, qu’ils soient sanitaires, climatiques ou géopolitiques. Le gouvernement demeure prêt à activer des mesures anticipatives si la conjoncture l’exige, tout en espérant que la crise actuelle reste limitée dans le temps. Concernant les prix de l’énergie, la ministre a précisé que la loi de finances a été élaborée sur la base d’un prix de 65 dollars le baril de pétrole, alors que le cours actuel avoisine les 85 dollars. Elle estime que les marges disponibles permettent d’absorber ces hausses dans le cadre des équilibres budgétaires. S’agissant du gaz, elle a indiqué que sa consommation reste relativement limitée et concerne principalement l’usage domestique, ce qui réduit l’impact potentiel sur l’économie nationale. Nadia Fettah a également souligné que la stabilité politique et économique du Maroc renforce son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

Le Royaume dispose, selon elle, d’atouts majeurs tels que les énergies vertes, les compétences humaines qualifiées et une position géographique stratégique reliant plusieurs marchés mondiaux. Elle a insisté sur la volonté du pays d’attirer des investissements durables ayant un impact concret sur l’économie nationale et sur le tissu des petites et moyennes entreprises. À ce titre, elle a cité l’exemple du groupe Safran, qui a annoncé des investissements de 500 millions d’euros et la création d’environ 800 emplois, illustrant la confiance des acteurs internationaux dans la trajectoire industrielle marocaine. La ministre a par ailleurs indiqué que le Maroc ambitionne d’élargir le succès enregistré dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique à d’autres domaines, notamment les batteries électriques, les énergies renouvelables et le textile, tout en augmentant le taux d’intégration locale dans les industries à forte valeur ajoutée.

 Elle a précisé que la vision économique nationale ne se limite pas à l’industrie, mais englobe également des secteurs stratégiques tels que l’agriculture et le tourisme, dans une logique de diversification de la base économique et d’amélioration de la qualité afin d’assurer une croissance durable et inclusive. En conclusion, la ministre a rappelé que l’approche marocaine repose sur une stratégie de long terme fondée sur la crédibilité dans les relations internationales. L’objectif est d’attirer des investissements structurants, créateurs de valeur et générateurs d’emplois pérennes, au bénéfice de l’ensemble des citoyens.

 Elle a notamment évoqué la dynamique du secteur touristique, qui a atteint 20 millions de visiteurs, soulignant l’importance d’une répartition équitable des retombées économiques entre les différentes régions du Royaume.