Maroc-Chili : Bourita et Pérez Mackenna scellent un partenariat tourné vers le Sud
Au-delà de la formule diplomatique habituelle, le communiqué conjoint paraphé lundi entre Nasser Bourita et son homologue chilien Francisco Pérez Mackenna contient un engagement qui change tout. Santiago ne se contente plus de soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara, il promet de l'incarner sur le terrain économique. En annonçant sa volonté de développer les opportunités de partenariat commercial et d'investissement directement dans les provinces du Sud, le Chili acte une nouvelle doctrine qui s'impose désormais chez les grands partenaires du Maroc à la reconnaissance politique doit succéder une présence économique.
Cette orientation n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans un mouvement de fond amorcé par les principales puissances occidentales. La France l'a illustrée début juillet par la voix de son ambassadeur Philippe Lalliot, qui depuis Laâyoune affirmait vouloir "traduire la volonté française d'accompagner la dynamique que connaît la région" en soutenant des projets de développement et en encourageant l'investissement. Après la lettre du président Donald Trump au Roi Mohammed VI à l'occasion de la Fête du Trône, réaffirmant son engagement pour le développement socio-économique du Maroc, y compris son Sahara, les actes ont suivi.
Une délégation de l'ambassade américaine a visité le port de Dakhla Atlantique à la mi-août, et l'agence USTDA a financé, via un don à la société ORNX, les études préliminaires d'un complexe industriel d'ammoniaque de grande envergure. En s'alignant sur cette logique, le Chili confirme que le dossier du Sahara est entré dans une phase où l'attractivité économique des provinces du Sud devient le prolongement naturel du soutien diplomatique, aux côtés des États-Unis, de la France, de l'Espagne et du Royaume-Uni.







































