Suspension de la distribution de gaz au Maroc les 21 et 22 avril
Des distributeurs de gaz au Maroc ont annoncé la suspension de leur activité pendant 48 heures renouvelables, les 21 et 22 avril, dans le cadre d'une action de protestation visant à alerter les autorités sur la crise que traverse le secteur. Cette décision fait suite à la hausse des coûts de distribution et à la faiblesse persistante de la marge bénéficiaire. Les professionnels affirment ne plus pouvoir continuer à travailler dans les conditions actuelles, rappelant avoir adressé plusieurs courriers aux ministères concernés et tenu des rencontres avec les différents intervenants, sans obtenir de réponses satisfaisantes.
La décision de suspension intervient après l'épuisement des voies de dialogue, avec une possibilité de prolongation selon l'évolution de la situation. Les distributeurs précisent que les dépôts resteront ouverts pour permettre aux citoyens et aux professionnels, notamment les restaurateurs, d'acheter directement des bouteilles de gaz dans la limite des stocks disponibles, afin de limiter l'impact sur la population.
Ils justifient cette mesure par l'aggravation des pressions financières liées à l'augmentation continue des coûts de transport, de maintenance et des salaires, ainsi qu'aux hausses successives et attendues du prix du gasoil, qui compromettent la continuité de leur activité. L'absence de révision de la marge bénéficiaire ou de soutien prenant en compte ces hausses a conduit à cette suspension temporaire. Les acteurs du secteur soulignent que cette décision n'a pas été prise à la légère, mais vise à alerter sur la gravité de la situation qui pourrait affecter à terme l'approvisionnement des citoyens en cette matière vitale.
Ils affirment rester ouverts au dialogue et prêts à répondre à toute initiative sérieuse permettant de parvenir à des solutions équitables, garantissant à la fois la dignité des distributeurs et la continuité du service. Cette suspension suscite des inquiétudes chez les professionnels dépendants du gaz, notamment dans la restauration, et pourrait accroître la pression sur les autorités pour une intervention rapide.










































