Gitex Africa Morocco met l'accent sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle

Avr 8, 2026 - 21:47
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Gitex Africa Morocco met l'accent sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle

Dans le contexte d'une dynamique numérique accélérée en Afrique, Gitex Africa Morocco poursuit ses travaux à Marrakech avec un focus particulier sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle, considérées comme deux piliers pour bâtir un avenir numérique africain plus connecté et souverain. Organisé du 7 au 9 avril 2026 sous le haut patronage du roi Mohammed VI, supervisé par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, accueilli par l'Agence de développement du digital et mis en œuvre par KAOUN International, l'événement réunit plus de 1450 exposants et start-up ainsi que des représentants de plus de 130 pays.

En partenariat avec la Direction générale de la sécurité des systèmes d'information du Maroc, le sommet sur la préparation stratégique à la défense digitale par l'intelligence artificielle a mis en lumière les moyens de faire face à la progression rapide de la cybercriminalité, à travers une approche collective coordonnée qui dépasse les frontières nationales et soutient la coopération régionale. Lors de la deuxième journée, ministres, décideurs et experts internationaux ont débattu de l'avenir de la digitalisation en Afrique à l'ère de l'IA, en insistant sur le développement d'infrastructures cloud résilientes, le renforcement de la souveraineté numérique et l'amélioration de la coordination face aux menaces cybernétiques croissantes.

 La cybercriminalité est apparue comme l'un des défis majeurs pour les économies africaines, avec des milliers d'attaques hebdomadaires, des pertes annuelles chiffrées en milliards de dollars et un taux supérieur à la moyenne mondiale. Le sommet sur la cybersécurité a appelé à passer de la théorie à l'action en renforçant la coopération, en développant les investissements dans la sécurité digitale et en construisant des systèmes capables de contrer les attaques reposant sur l'IA pour consolider la résilience numérique aux niveaux national et régional.

 Le directeur général de la DGSSI, le général Abdellah Boutrig, a souligné que les menaces cybernétiques sont devenues transfrontalières et exigent une coordination accrue, rappelant que la cybersécurité est un levier de souveraineté, de stabilité et de confiance dans l'espace numérique, et appelant à des investissements durables et à un perfectionnement continu des compétences. Des experts de plusieurs pays africains, dont l'Éthiopie, le Nigeria, le Gabon, le Niger et le Maroc, ont discuté de la nécessité de développer des capacités humaines à la hauteur des exigences du numérique, face à l'écart entre la demande croissante de compétences en cybersécurité et leur rareté effective.

 Kashifu Abdullahi, directeur général de l'Agence nationale de développement des technologies de l'information au Nigeria, a affirmé que l'IA a redessiné la nature des menaces et que la solidité du système commence par l'humain, à travers l'éducation, la formation et la culture numérique.