Transferts d’armements vers l’Ukraine : le Maroc 20ᵉ fournisseur mondial entre 2022 et 2025 selon le Parlement européen
Le Maroc figure parmi les pays ayant fourni des armements majeurs à l’Ukraine depuis le début du conflit. C’est ce qui ressort d’une étude achevée en juillet par la direction générale des politiques externes du Parlement européen, basée sur les données de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Sur la période 2022-2025, le Royaume a totalisé 94 millions d’unités de valeur indicatrice Sipri, soit 0,6% du volume global des transferts recensés. Il occupe ainsi la 20ᵉ place du classement des pays fournisseurs.
Le détail annuel montre une répartition inégale : 21 millions d’unités en 2022, un pic à 47 millions en 2023 soit la moitié du cumul marocain sur quatre ans puis 26 millions en 2024. Aucun transfert n’a été identifié pour l’année 2025. Avec ce volume, le Maroc se situe juste derrière la Croatie et la Belgique, créditées chacune de 96 millions d’unités et également de 0,6% du total. Il devance légèrement l’Espagne avec 93 millions et la Macédoine du Nord avec 90 millions. Ces cinq pays affichent la même part après arrondi, malgré un écart de 6 millions entre le plus haut et le plus bas. Les Etats-Unis arrivent largement en tête avec 6 074 millions d’unités, soit 41% du total. L’Allemagne suit avec 2 084 millions (14%) et la Pologne avec 1 405 millions (9,5%). Viennent ensuite le Royaume-Uni 4,7%, la France 4,2% et les Pays-Bas 3%.
Le classement se poursuit avec la Tchéquie, le Canada, la Norvège, le Danemark, la Slovaquie, la Turquie, la Jordanie, l’Italie, la Suède, la Roumanie et l’Australie. D’autres pays ferment la marche : Qatar, Portugal, Slovénie, Finlande, Grèce, Corée du Sud, Estonie, Lituanie, Lettonie et Bulgarie. Le Sipri recense aussi des fournisseurs non identifiés et des volumes marginaux pour l’Irlande, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et les Emirats arabes unis. L’étude du Parlement européen, consacrée principalement aux ingérences hybrides russes dans les pays candidats à l’UE, ne mentionne le Maroc que dans ce volet comparatif sur les importations militaires ukrainiennes.











































