Une zone industrielle de 800 hectares en projet entre le Maroc et la Mauritanie

Sep 14, 2026 - 18:22
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Une zone industrielle de 800 hectares en projet entre le Maroc et la Mauritanie

Le partenariat économique entre Rabat et Nouakchott prend une nouvelle dimension industrielle. La Mauritanie et le Maroc travaillent activement à la création d’une zone industrielle commune de 800 hectares où les entreprises marocaines bénéficieront d’un traitement exceptionnel. L’annonce a été faite vendredi 11 septembre à Casablanca par Cheikh Sidi Mohamed Ould Ahmedou, directeur général de l’Industrie au ministère mauritanien des Mines et de l’Industrie, en marge du Salon international des technologies de production et des industries mécaniques et électromécaniques.

Selon le responsable mauritanien, les travaux préparatoires sont déjà en cours et la doctrine est claire : « Les entreprises marocaines auront la priorité pour installer leurs projets dans la zone et bénéficieront des mêmes droits que les entreprises mauritaniennes ». C’est le point le plus stratégique de l’annonce. Les capitaux marocains qui s’implanteront dans cette future zone ne seront pas considérés comme des investissements étrangers. Ils accéderont au régime national mauritanien, au même titre que les sociétés locales. Si cette promesse se concrétise juridiquement, elle offrira aux groupes marocains un avantage concurrentiel majeur concernant l’accès au foncier, la fiscalité, les procédures douanières, les autorisations industrielles et le rapatriement des bénéfices.

 L’objectif affiché n’est plus seulement de commercer, mais de co-produire. La zone devrait servir de base industrielle pour approvisionner le marché mauritanien et servir de porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest. Malgré l’ampleur foncière du projet 800 hectares aucune précision n’a été donnée sur le montant de l’investissement, le calendrier de réalisation, la répartition du capital entre les deux États, ni sur les secteurs prioritaires ou les entreprises déjà intéressées. Cette zone commune correspond-elle à la zone industrielle de 800 hectares déjà approuvée par Nouakchott au PK22 au sud de la capitale et destinée aux industries de transformation ?

 Les autorités n’ont pas encore tranché si les deux projets ne font qu’un ou s’il s’agit de deux entités distinctes. Il avait été évoqué que plusieurs dizaines de projets mauritaniens avaient déjà été déposés pour cette zone du PK22. L’annonce de Casablanca ajoute désormais une dimension bilatérale forte, en offrant une priorité officielle aux entreprises marocaines. Reste à attendre le cadre juridique définitif qui précisera les droits, les obligations et les secteurs éligibles à ce régime d’exception.