Fitch Ratings : le Maroc conserve son "BB+" avec perspective stable malgré la crise d'Ormuz
C'est le verdict rendu le 17 septembre par Fitch Ratings, qui a maintenu la note du Maroc à "BB+" avec perspective stable. L'agence américaine met en avant trois facteurs de résilience : la qualité des politiques macroéconomiques menées par le Royaume, des réserves de liquidités extérieures jugées suffisantes et l'appui constant des créanciers officiels. Ce maintien intervient dans un contexte budgétaire plus tendu à court terme. Fitch prévoit en effet un déficit à 4% du PIB en 2026, contre 3,5% en 2025.
En cause, les dépenses temporaires liées à la crise du détroit d'Ormuz : flambée de la compensation du butane, maintien des aides aux transporteurs et hausse des transferts à l'ONEE. Le déficit devrait ensuite se résorber à 3,4% en moyenne en 2027-2028. Même tendance pour le compte courant, dont le déficit passerait de 2,5% en 2025 à 3,8% en 2026 avant de retomber à 2,6% en moyenne sur les deux années suivantes. Pour y faire face, le Maroc dispose d'un coussin confortable : 48 milliards de dollars de réserves officielles à fin 2025, soit 5,1 mois de couverture des paiements extérieurs en moyenne entre 2026 et 2028, auxquels s'ajoute la deuxième Ligne de Crédit Modulable de 4,5 milliards de dollars approuvée par le FMI en avril.
L'endettement reste le point de vigilance. La dette de l'Etat devrait se maintenir à près de 67% du PIB à l'horizon 2028, un niveau nettement supérieur à la médiane de 51% des pays notés "BB". Un risque toutefois atténué, selon Fitch, par sa structure : maturités longues, prédominance du taux fixe et part importante de financements extérieurs concessionnels. Sur la croissance, l'agence table sur 4% en volume en 2026 après 4,9% en 2025, puis 4,2% en moyenne en 2027-2028. Elle estime par ailleurs que les élections législatives prévues le 23 septembre ne devraient pas remettre en cause le cap économique actuel.











































