Ceuta et Melilla : Madrid rejette "catégoriquement" la proposition de Rabat d’ouvrir un dialogue
Le dossier de Ceuta et Melilla, les deux villes occupées, est revenu au premier plan des relations entre le Maroc et l’Espagne. La raison : les déclarations du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qui a réaffirmé la marocanité des deux enclaves et appelé à l’ouverture d’un dialogue avec Madrid sur leur avenir. Dans des déclarations télévisées, Ouahbi a qualifié Ceuta et Melilla de "droit historique et géographique" du Maroc. Il a insisté sur le fait que ce dossier ne doit plus rester en dehors du cadre du dialogue entre Rabat et Madrid.
Le ministre a plaidé pour la création d’un cadre ou d’un mécanisme institutionnel permettant d’ouvrir une discussion sur le statut futur des deux villes. Il a proposé la mise en place d’une commission ou d’un espace de dialogue afin de parvenir à une solution à une question que le Maroc considère comme liée à son intégrité territoriale. La réaction de Madrid n’a pas tardé. Samedi, l’agence de presse espagnole EFE a rapporté, citant des sources au ministère espagnol des Affaires étrangères, que l’Espagne avait fait part à Rabat, par voie diplomatique, de son rejet "catégorique" de toute proposition remettant en cause sa position officielle concernant Ceuta et Melilla.
Le ministère espagnol a souligné que les deux villes font partie, selon Madrid, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Espagne. Il a également rappelé qu’elles constituent une partie intégrante du territoire de l’Union européenne. Cette réponse intervient alors que les propos de Ouahbi ont remis le dossier de Ceuta et Melilla au cœur du débat politique, après une période où les relations bilatérales étaient davantage centrées sur d’autres dossiers de coopération.











































