Diada 2026 : des manifestations massives à Barcelone dégénèrent en affrontements
Barcelone a célébré vendredi sa fête nationale, la Diada, dans une ambiance à la fois massive et tendue. Environ 45 000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale catalane à l’appel de l’Assemblea Nacional Catalana et d’Òmnium Cultural, rejoints par les principaux partis indépendantistes que sont Junts, ERC et la CUP. Le départ a été donné à 17h14, une heure choisie pour rappeler la chute de la ville en 1714, moment fondateur de la mémoire collective catalane.
Deux cortèges, partis de la Gran Via et de la Plaça de la Catedral, se sont rejoints sur la Plaça Catalunya où ont retenti les slogans habituels en faveur de l’indépendance. La mobilisation bien que toujours importante, reste en deçà des chiffres records enregistrés au plus fort du processus souverainiste il y a une dizaine d’années. Mais c’est surtout en fin de journée que la Diada a pris un autre visage. Dans le centre-ville, des groupes de jeunes issus de la mouvance radicale ont affronté les Mossos d’Esquadra. Des conteneurs ont été incendiés, du mobilier urbain dégradé et des projectiles lancés contre les forces de l’ordre.
Les incidents les plus sérieux ont eu lieu autour de l’Arc de Triomf et de l’avenue Sant Joan, avant de s’étendre vers la Plaça Tetuan. Les unités anti-émeutes sont intervenues à plusieurs reprises pour disperser les manifestants et sécuriser le périmètre. Selon la police catalane, 18 personnes ont été interpellées à la suite de ces troubles, dont dix mineurs. Neuf agents ont également été légèrement blessés au cours des opérations de maintien de l’ordre. Dans le même temps, Barcelone a connu d’autres points de friction avec des heurts entre militants d’extrême droite et collectifs antifascistes.
La police a dû déployer des effectifs supplémentaires pour séparer les deux camps et éviter une escalade. Au-delà des violences, cette Diada 2026 met en lumière l’évolution du mouvement indépendantiste catalan. La mobilisation populaire reste présente dans la rue mais elle semble moins unanime qu’auparavant, tandis que les divisions s’accentuent entre une aile institutionnelle qui privilégie la voie politique et une frange plus radicale qui mise sur la confrontation directe.










































