Donald Trump évoque la possibilité de « prendre » Cuba et relance le débat sur les relations américano cubaines

Mar 16, 2026 - 23:52
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Donald Trump évoque la possibilité de « prendre » Cuba et relance le débat sur les relations américano cubaines

Le président américain Donald Trump a suscité une vive attention ce lundi 16 mars en déclarant qu’il croyait pouvoir « avoir l’honneur de prendre Cuba », une affirmation prononcée lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale à la Maison Blanche. Ces propos, dont le sens exact reste ambigu, ont immédiatement relancé les spéculations autour de la politique américaine envers l’île caribéenne. Interrogé par des journalistes, Donald Trump a indiqué qu’il pourrait « prendre d’une manière ou d’une autre » Cuba, tout en évoquant l’idée de « libérer » le pays.

Le chef d’État américain a ajouté qu’il pensait pouvoir agir comme il le souhaitait face à une nation qu’il considère comme affaiblie depuis longtemps. Ces déclarations interviennent dans un contexte géopolitique marqué par des relations historiquement complexes entre les États-Unis et Cuba. Depuis la révolution cubaine de 1959 et la rupture diplomatique qui s’en est suivie, les deux pays ont connu des décennies de tensions politiques, économiques et idéologiques. Bien que les propos de Donald Trump n’aient pas été accompagnés d’explications concrètes sur la nature d’une éventuelle action, ils ont ravivé les discussions autour de la stratégie américaine en Amérique latine.

Certains observateurs estiment que ces déclarations pourraient relever d’un discours politique destiné à marquer une position ferme face aux régimes communistes de la région. D’autres analystes considèrent toutefois que l’utilisation du verbe « prendre » pourrait être interprétée de différentes manières, allant d’une influence politique accrue à une volonté de transformation du système politique cubain. Le président américain a insisté sur le fait que l’île traverserait une période de fragilité, ce qui pourrait, selon lui, ouvrir la voie à des changements importants. Du côté de La Havane, ces déclarations risquent d’alimenter la méfiance envers Washington et de raviver les tensions diplomatiques déjà présentes entre les deux pays.

 Cuba, qui reste dirigée par un système politique socialiste, considère régulièrement ce type de discours comme une ingérence dans ses affaires internes. Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution des relations entre Washington et La Havane, ces propos pourraient nourrir de nouvelles discussions sur l’avenir des relations entre les États-Unis et Cuba, ainsi que sur l’équilibre politique dans la région latino américaine.