Le Maroc plaide à Nairobi pour une gouvernance climatique africaine forte à travers la Commission Climat du Bassin du Congo

Mai 12, 2026 - 20:15
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Le Maroc plaide à Nairobi pour une gouvernance climatique africaine forte à travers la Commission Climat du Bassin du Congo

Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, mardi à Nairobi, lors du 4e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Accompagné de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, M. Akhannouch a pris part à cette rencontre de haut niveau organisée en prélude à la Table ronde des bailleurs de fonds consacrée au Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, prévue le 26 mai 2026 à Brazzaville.

Le Sommet doit valider la stratégie de mobilisation des ressources ainsi que les documents politiques et techniques issus du processus préparatoire. Dans son intervention, le Chef du gouvernement a réaffirmé l’engagement du Royaume du Maroc à faire de la Commission Climat du Bassin du Congo un modèle africain de gouvernance climatique, d’action collective et de solidarité continentale. Il a rappelé que cette Commission est née de la Vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avec Ses Frères africains, lors du Sommet Africain de l’Action tenu à Marrakech en novembre 2016, en marge de la COP22.

Cette initiative traduit la volonté de l’Afrique de maîtriser son avenir climatique et de mettre en place des mécanismes régionaux innovants face aux enjeux globaux, a souligné M. Akhannouch. Il s’est félicité des progrès réalisés, notamment la mise en œuvre effective du Fonds Bleu, l’adoption de ses instruments de gouvernance, l’élargissement de ses partenariats stratégiques et la constitution d’un portefeuille de plus de soixante projets prioritaires issus du plan d’investissement du Fonds Bleu. Le Maroc, partenaire fondateur, est fier d’avoir contribué à l’émergence de la Commission et du Fonds Bleu, a indiqué le Chef du gouvernement. Le Royaume a soutenu cette dynamique par un plaidoyer politique constant, la réalisation de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu qui a identifié plus de 200 projets d’investissement, sa contribution financière à l’unité de démarrage et le partage de son expertise en finance climatique, en gouvernance environnementale et en développement durable.

 L’Afrique doit proposer ses propres solutions, adaptées à ses réalités et portées par ses institutions, a insisté M. Akhannouch. Il a évoqué le Sommet des Trois Bassins organisé à Brazzaville en 2023 comme une étape clé dans la construction d’une alliance entre les grands bassins forestiers du monde : le Bassin du Congo, l’Amazonie et les forêts d’Asie du Sud-Est. Les États dépositaires de ces écosystèmes doivent s’exprimer d’une seule voix pour défendre leurs intérêts, promouvoir une gouvernance climatique plus équitable et mobiliser des financements à la hauteur des services écologiques rendus à la planète, a-t-il plaidé. Dans ce cadre, la Commission Climat du Bassin du Congo devient un pilier central de la coopération inter-bassins. Le Maroc appuie cette convergence stratégique, convaincu qu’elle renforcera la position de l’Afrique dans les négociations internationales et favorisera des mécanismes de financement plus justes, prévisibles et adaptés aux pays forestiers, a poursuivi le Chef du gouvernement.

Il a également mis en avant la Déclaration de Marrakech de 2025 et son cadre Environnement-social-gouvernance, qui constitue un référentiel pour crédibiliser les projets, rassurer les investisseurs et orienter les capitaux vers des initiatives durables, créatrices de valeur locale et alignées sur les standards internationaux. Ce Sommet marque le passage des engagements aux investissements et des stratégies aux résultats concrets, a précisé M. Akhannouch. Le Bassin du Congo dispose aujourd’hui de projets structurés, crédibles et bancables, et les États membres affichent une position commune.

 La réussite de la Table ronde des bailleurs de fonds à Brazzaville dépendra de notre capacité collective à maintenir une forte volonté politique et à assurer une gouvernance transparente et efficace du Fonds Bleu, a-t-il conclu, appelant les partenaires techniques et financiers, les banques de développement, les fonds climatiques et le secteur privé à soutenir le Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.