Gaz naturel : Les importations du Maroc en baisse de 15,9% au premier semestre 2026
Les importations marocaines de gaz naturel ont enregistré un net recul au cours du premier semestre 2026, dans un contexte marqué par les fluctuations des marchés énergétiques mondiaux et les tensions géopolitiques liées à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Selon des données récentes publiées par une plateforme spécialisée en énergie, le Royaume a importé un total de 3,99 TWh de gaz naturel entre janvier et juin 2026, contre 4,75 TWh durant la même période de l’année précédente.
Cela représente une baisse de 15,9% en glissement annuel. Malgré ce repli sur six mois, les chiffres montrent une amélioration du rythme des importations au mois de juin. Le volume atteint 859 GWh, en hausse de 10,4% par rapport à mai qui avait enregistré 778 GWh. Un signe de reprise des approvisionnements après une période de perturbations. Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ne communique pas sur les pays d’origine du gaz importé. Il se contente d’indiquer que le gaz naturel liquéfié est acheté sur les marchés internationaux.
Toutefois, des données disponibles indiquent qu’une partie des importations provient de Russie et des États-Unis, en plus des approvisionnements assurés par la société Shell dans le cadre d’un accord signé en 2023. Le Maroc continue de s’appuyer sur l’infrastructure espagnole de regazéification du GNL, avant d’acheminer le gaz via le gazoduc Maghreb-Europe. Ce dernier était auparavant dédié au transport du gaz algérien vers l’Europe. Le rapport précise que le mois d’avril a enregistré le plus faible niveau d’importations du semestre avec seulement 377 GWh.
À l’inverse, juin a été le mois le plus élevé avec 859 GWh. La répartition mensuelle fait état de 822 GWh en janvier, 572 GWh en février, 583 GWh en mars, 377 GWh en avril, 778 GWh en mai et 859 GWh en juin. Les flux de gaz ont connu plusieurs interruptions en mars et avril. L’approvisionnement a été stoppé pendant quatre jours consécutifs en mars, puis pendant dix jours au début d’avril, avant une reprise limitée suivie d’une nouvelle coupure de deux jours.
Ces arrêts ont pesé sur le volume importé durant cette période. En revanche, les livraisons ont repris de la vigueur en mai avec une hausse de 106,4% par rapport à avril. Cette amélioration a bénéficié de l’apaisement sur les marchés énergétiques après l’annonce d’un accord de cessez-le-feu. La tendance haussière s’est poursuivie en juin.


































