Genève: L’ambassadeur Omar Zniber plaide pour une protection renforcée de la famille au sein du système onusien
Genève - À l’occasion d’un atelier diplomatique intitulé “Une nouvelle décennie de revitalisation, de protection et de renforcement de la famille dans les politiques, le droit et les pratiques”, l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Zniber, a appelé jeudi à accorder une place plus centrale à la famille dans l’agenda des droits humains. Devant un auditoire composé de diplomates, d’experts et de représentants de la société civile, Zniber a rappelé que les résolutions du Conseil des droits de l’homme qualifient la famille d’unité naturelle et fondamentale de la société.
Ce statut, selon lui, impose aux États et aux institutions internationales de lui assurer une protection accrue, à la hauteur de son rôle structurant. Intervenant lors de cet événement organisé par l’ONG Family Watch International, l’ambassadeur a déploré que la contribution de la famille au développement et à la cohésion sociale reste “largement sous-estimée”. Or, a-t-il insisté, elle constitue un socle pour bâtir des sociétés justes, stables et sûres, comme le reconnaissent les textes du Conseil des droits de l’homme.
Pour le Maroc, les questions familiales doivent être traitées au sein du CDH avec responsabilité, équilibre et consensus. Zniber a plaidé pour des débats apaisés, à l’écart des clivages idéologiques et de la polarisation. Il a également souligné que défendre la famille ne signifie pas s’opposer aux droits humains. Au contraire, la protection de la cellule familiale et celle des droits de chacun de ses membres se renforcent mutuellement. Le respect des droits des femmes et des filles, a-t-il précisé, est un facteur direct de résilience pour l’ensemble de la famille.
Déclinant son rôle “multidimensionnel”, l’ambassadeur a montré que la famille agit comme un filet de solidarité sociale en temps de crise économique, de migration, de maladie ou de conflit. Elle fonctionne aussi comme un amortisseur économique en soutenant les personnes vulnérables et en prévenant l’exclusion et la pauvreté. Sur le plan des valeurs, elle demeure le premier espace d’apprentissage du respect, de la compassion et du sens des responsabilités. Face à ces constats, Zniber a invité le Conseil des droits de l’homme à stimuler la coopération internationale et l’échange de bonnes pratiques, notamment en matière de protection sociale, de protection de l’enfance, de lutte contre les violences faites aux femmes et d’autonomisation économique féminine.
Il a mis en avant la fonction éducative de la famille pour promouvoir les droits humains et prévenir le racisme, la xénophobie et les idéologies extrémistes. “La prévention commence au sein du foyer”, a-t-il martelé, rappelant l’importance de transmettre aux enfants le respect des différences dans un contexte mondial marqué par la fragmentation sociale et la montée des discours de haine en ligne. Évoquant le modèle marocain, il a rappelé la place constitutionnelle de la famille.
La Constitution du Royaume l’érige en “cellule de base de la société”, garantit l’égalité entre femmes et hommes et assure la protection de tous les enfants, quelle que soit leur situation familiale. Zniber a ensuite listé les réformes engagées pour renforcer la résilience des ménages: généralisation de la protection sociale, extension de l’assurance maladie obligatoire, allocations familiales et aides directes ciblant les familles vulnérables, y compris celles dirigées par des veuves.











































