Le Maroc bénéficiaire d’un contrat américain de 19,3 millions de dollars avec Pratt & Whitney pour l’ingénierie de défense
Le Département américain de la Guerre a confié au motoriste Pratt & Whitney un important contrat de soutien technique qui bénéficiera également aux Forces armées royales. D’un montant maximal de 19,314 millions de dollars, ce marché s’inscrit dans le cadre des ventes militaires américaines à l’étranger et doit courir jusqu’en mars 2029. Attribué le 8 septembre, le contrat porte sur des prestations de conseil en ingénierie et d’assistance technique. L’objectif affiché est d’accompagner plusieurs forces aériennes partenaires dans la maintenance et le développement de leurs capacités, en attendant la mise en place de structures d’ingénierie autonomes.
Le Maroc figure parmi les douze pays concernés, aux côtés de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Arabie saoudite, de la Grèce, de Taïwan, de la Corée du Sud, de l’Indonésie, de l’Irak, de la Thaïlande, de l’Argentine et des États-Unis eux-mêmes via l’Air National Guard. Conclu selon la formule IDIQ, pour "quantités et livraisons indéfinies", l’accord permet au gouvernement américain de passer des commandes au fil des besoins. Au moment de la signature, 1,233 million de dollars ont déjà été engagés au titre des crédits de fonctionnement 2026.
L’attribution s’est faite en procédure de source unique, Pratt & Whitney étant le fabricant des motorisations concernées. Filiale du groupe RTX et basée à East Hartford dans le Connecticut, Pratt & Whitney est un acteur de référence dans la propulsion militaire. À travers ce marché, le groupe va donc fournir une expertise technique directe aux pays utilisateurs de ses moteurs, afin de garantir la disponibilité opérationnelle des flottes. Pour Rabat, l’inclusion dans ce dispositif confirme l’ancrage de la coopération militaire avec Washington. Les États-Unis sont depuis plusieurs années un fournisseur central des FAR, notamment dans l’aéronautique.
Le mécanisme des Foreign Military Sales, ou FMS, reste le principal canal pour l’acquisition d’équipements et de services de soutien américains. En couvrant la période jusqu’au 15 mars 2029, ce contrat vise à assurer une continuité dans l’assistance technique. Il illustre une tendance plus large : les États-Unis privilégient désormais des accords de soutien de longue durée pour accompagner leurs partenaires dans la montée en compétence, plutôt que de se limiter à la seule vente de matériel.











































