Le gouvernement crée deux nouvelles zones industrielles à El Jorf et Bouknadel
À quelques mois de la fin de la législature 2021-2026, le gouvernement a donné un nouveau coup d’accélérateur à sa politique industrielle. Lors de son dernier Conseil, il a adopté deux décrets portant sur la création et l’opérationnalisation de zones d’accélération industrielle, à El Jorf dans la région de Casablanca-Settat et à Bouknadel 2 en région Rabat-Salé-Kénitra. Une décision présentée par le ministre de l’Industrie et du Commerce qui vise à renforcer l’offre foncière du Royaume et à attirer des investissements à forte valeur ajoutée. Le premier texte modifie le décret de mars 2024 relatif à la zone d’El Jorf.
Étalée sur 283 hectares dans la commune de Moulay Abdellah, en province d’El Jadida, cette zone jouxte le complexe de l’OCP. Pensée dès l’origine pour accueillir des industries lourdes, elle a été qualifiée lors de sa création de premier espace national dédié à la fabrication de batteries électriques. Elle doit également recevoir des projets dans les secteurs minier, chimique et parachimique, ainsi que dans l’électronique, l’électricité et la mécanique. L’objectif du gouvernement est d’inscrire le Maroc plus solidement dans les chaînes de valeur mondiales, notamment celle en pleine expansion de la voiture électrique. Le second décret crée quant à lui la zone "Bouknadel 2".
Elle vient en extension de la première zone de Bouknadel, créée en 2021 sur 24 hectares à Sidi Bouknadel dans la préfecture de Salé. Cette dernière accueille déjà des unités dans le textile, le cuir, l’agroalimentaire, la chimie, l’automobile, l’aéronautique et les équipements des énergies renouvelables. Avec cette nouvelle zone, l’exécutif entend élargir l’offre industrielle en région Rabat-Salé-Kénitra et répondre à la demande croissante des investisseurs nationaux et étrangers. Au-delà de l’aspect foncier, ces deux projets s’inscrivent dans une logique d’emploi et de développement régional. Si aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur les postes à créer, le gouvernement table sur un effet d’entraînement important.
L’exemple de la zone de Benguerir, qui devrait générer près de 12 000 emplois sur 138 hectares, illustre l’ambition portée par ce modèle. En validant ces deux décrets, l’exécutif confirme sa volonté de poursuivre la dynamique de diversification du tissu industriel et de réduction des disparités territoriales. La mise en service d’El Jorf et de Bouknadel 2 devrait ainsi contribuer à renforcer l’attractivité des régions de Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra, avec à la clé de nouvelles opportunités d’investissement et de création d’emplois.











































