Le Maroc étudie un gazoduc de 900 km pour transporter l’hydrogène vert de Tan-Tan à Mohammedia

Sep 12, 2026 - 12:39
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Le Maroc étudie un gazoduc de 900 km pour transporter l’hydrogène vert de Tan-Tan à Mohammedia

Une étude scientifique récente propose au Maroc la création d’un gazoduc dédié au transport de l’hydrogène vert sur un tracé de près de 900 kilomètres entre Tan-Tan et Mohammedia, pour un coût d’investissement estimé à 1,35 milliard de dollars. Ce montant a été calculé par les chercheurs sur la base de 1,5 million de dollars par kilomètre et constitue une estimation issue de leur modèle, et non le budget d’un projet déjà validé.

Publiée dans la revue Hydrogen, la recherche s’appuie sur une combinaison d’analyse spatiale et de planification sur plusieurs horizons temporels afin de définir l’architecture la moins coûteuse pour la chaîne d’approvisionnement en hydrogène vert au Maroc à l’horizon 2030, 2040 et 2050. Les auteurs ont testé un réseau articulé autour de quatre pôles principaux : Tan-Tan, Mohammedia, Jorf Lasfar et Tanger Med, en comparant l’usage de gazoducs et le recours au transport maritime côtier entre ces sites. Selon le scénario retenu, Tan-Tan serait retenue comme zone de production en raison de son fort potentiel solaire et éolien, tandis que Mohammedia jouerait le rôle de centre de stockage et de distribution.

 L’hydrogène produit dans le sud serait ainsi acheminé par la conduite principale jusqu’à Mohammedia, avant d’être redistribué vers Jorf Lasfar et Tanger Med par voie maritime, évitant la construction de nouvelles canalisations vers ces deux ports. Les projections du modèle indiquent une forte progression des volumes transitant par la liaison Tan-Tan – Mohammedia, qui passeraient d’environ 0,786 million de tonnes par an en 2030 à 2,215 millions de tonnes en 2040, pour atteindre près de 4,280 millions de tonnes annuelles en 2050.

L’étude offre ainsi un premier cadre de réflexion technique et économique pour penser le déploiement d’un réseau national d’hydrogène au Maroc, en misant sur la complémentarité entre un axe terrestre structurant et le cabotage maritime pour relier les zones de production aux zones de consommation et d’export.