L’Espagne durcit les conditions d’entrée à Ceuta depuis le Maroc
Les autorités espagnoles ont décidé d’appliquer des conditions supplémentaires au poste frontière, obligeant des dizaines de Marocains munis d’un visa Schengen à faire demi-tour. Plusieurs personnes se sont vu refuser le passage au motif qu’elles ne présentaient pas les justificatifs exigés. Désormais, il faut prouver qu’on dispose d’au moins 1000 euros sur soi. Il faut aussi montrer une réservation d’hôtel à Ceuta ou un billet pour prendre le ferry vers Algésiras. Sans ces deux éléments, pas d’entrée possible.
La mesure a surpris beaucoup de voyageurs habitués à franchir la frontière avec le seul visa. Certains se sont retrouvés bloqués, contraints de rebrousser chemin vers le côté marocain. Ce resserrement intervient alors que la question migratoire reste sensible à Ceuta. Après la dernière vague d’arrivées, le sujet occupe l’espace médiatique et politique espagnol. Madrid semble vouloir donner des gages de fermeté dans la gestion de l’enclave. Le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué pour rappeler les bases du partenariat avec l’Espagne : bon voisinage, confiance et travail commun.
Il met en garde contre l’utilisation des relations bilatérales dans des calculs politiques internes, et refuse que le Maroc soit désigné comme responsable de tous les dysfonctionnements. Sur la migration irrégulière, le Maroc souligne qu’il continue d’assurer ses engagements en coordination avec l’Espagne et l’UE. Il appelle à traiter le sujet avec sérieux et sans stigmatisation. Le communiqué aborde aussi le cas des mineurs marocains isolés à Ceuta. Le Royaume dit être prêt à les reprendre, mais à condition de respecter la loi et de travailler conjointement avec Madrid, en plaçant l’intérêt de l’enfant au centre.











































