Maroc : la viande rouge à 180 dirhams le kilo, le pouvoir d’achat sous pression

Sep 7, 2026 - 18:12
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Maroc : la viande rouge à 180 dirhams le kilo, le pouvoir d’achat sous pression

Les prix de la viande rouge poursuivent leur hausse au Maroc. À quelques jours de la rentrée scolaire, les ménages font face à une nouvelle pression sur leur budget, dans un contexte déjà marqué par le renchérissement de plusieurs produits de base. Dans une déclaration au journal Télégraphe.ma, Hicham Jouabri, secrétaire régional des commerçants de viande rouge en gros à Casablanca, a indiqué que les tarifs au détail ont atteint des niveaux record pour la viande ovine locale. Le kilogramme de côtelettes et de brochettes se vend désormais à 180 dirhams. L’épaule est proposée à 150 dirhams le kilo.

En marché de gros, le mouton produit au Maroc est cédé à 130 dirhams le kilogramme. Avec les charges, le boucher se retrouve obligé de le revendre au minimum à 150 dirhams. Pour la viande bovine, les prix en gros varient entre 75 et 105 dirhams le kilo, tandis qu’au détail ils oscillent entre 90 et 120 dirhams. Jouabri a ajouté que les professionnels du secteur fondent beaucoup d’espoir sur la reprise des importations de bovins vivants en provenance d’Espagne, une fois le pays remis de la maladie animale qui avait conduit à leur suspension. Cette reprise pourrait, selon lui, contribuer à stabiliser les prix et à amorcer une baisse progressive sur le marché marocain.

 Il a également pointé du doigt la taxe de 20 pour cent appliquée à l’importation des ovins espagnols. Ajoutée à la hausse des prix dans le pays d’origine, cette fiscalité a limité l’impact des importations. Une fois les frais de transport et de douane ajoutés, l’écart entre la viande importée et la viande locale ne dépasse pas deux dirhams à l’arrivée au Maroc, sans se traduire par une baisse pour le consommateur. Les commerçants demandent par ailleurs au futur gouvernement de revenir sur la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée fixée à 20 pour cent. Ils estiment que cette mesure n’a pas eu l’effet escompté sur les prix.

 Les conséquences de cette flambée se font sentir des deux côtés du comptoir. Les bouchers comme les ménages subissent de plein fouet la situation. Les ventes ont reculé en raison du faible pouvoir d’achat des citoyens, rendant l’activité plus difficile qu’il y a quelques années, à l’époque où le kilo de viande se vendait autour de 70 dirhams. L’approvisionnement est également devenu plus compliqué, notamment pour la viande bovine qui reste la plus consommée par rapport à la viande ovine.