Le Maroc renforce sa flotte portuaire avec de nouveaux remorqueurs pour Nador et Nador West Med
Le développement du réseau portuaire marocain franchit une nouvelle étape. Alors que le pays s’apprête à mettre en service Nador West Med en 2027, les moyens d’assistance maritime sont déjà en cours de déploiement pour garantir des opérations sûres et fluides dès le démarrage. C’est dans ce cadre que West Med Towage, coentreprise entre Boluda Towage France et Marsa Maroc, a réceptionné deux remorqueurs de dernière génération. Nommés VB Betoya et VB Reef, ces bâtiments de type ASD sont spécifiquement conçus pour accompagner les grands porte-conteneurs et les navires de vrac lors des manœuvres d’entrée, de sortie et d’amarrage.
Une troisième unité, le VB Gourougou, est attendue dans les prochaines semaines. Elle débutera ses missions au port de Nador avant de basculer vers Nador West Med une fois l’infrastructure livrée. Construits au chantier vietnamien Damen Song Cam, les trois remorqueurs affichent 28 mètres de longueur pour 12 mètres de largeur. Le suivi AIS montrait en août 2026 le VB Gourougou en transit dans l’océan Indien, en provenance de Singapour et cap sur la mer Rouge. Cette opération illustre l’ambition portée par la vision royale : faire de la façade atlantique et méditerranéenne du Maroc un axe stratégique de commerce et de logistique. Après le succès de Tanger Med, Nador West Med se profile comme l’un des plus grands projets portuaires du continent.
Pensé pour le conteneur et le vrac, il vise à capter de nouveaux flux et à désengorger les routes maritimes existantes. Le rapport de Riviera Maritime Media, repris par Al Taqa, classe le Maroc parmi les premiers investisseurs africains en matière de remorqueurs sur la période récente. La tendance est continentale. La Tunisie a doté ses ports de six nouvelles unités signées Med Marine entre 2025 et 2026. En Afrique subsaharienne, la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Guinée ont également procédé à des renouvellements.
Les Émirats, par le biais d’AD Ports et de Noatum Maritime, renforcent par ailleurs leurs capacités pour soutenir le terminal GNL au Nigeria. En anticipant les besoins en remorquage, le Maroc se prépare à absorber la croissance du trafic maritime et à offrir aux armateurs un niveau de service aligné sur les standards internationaux.











































