La Banque mondiale : Le Maroc entre dans sa plus forte phase de croissance depuis plus de 10 ans

Juil 23, 2026 - 13:02
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La Banque mondiale : Le Maroc entre dans sa plus forte phase de croissance depuis plus de 10 ans

Le Maroc maintient le cap d’une croissance solide. C’est ce qui ressort des dernières projections de la Banque mondiale, présentées par Othman Dioun, vice-président de l’institution pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan. Une croissance à 4,3% à moyen terme Le responsable a affirmé que le Maroc traverse actuellement sa plus forte période de croissance économique depuis plus de 10 ans. À moyen terme, le PIB réel devrait progresser de 4,3%, soutenu par la dynamique d’investissement et l’expansion des secteurs prometteurs.

 Même si les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient peser de 0,8 point de pourcentage sur la croissance en 2025, les perspectives restent "extrêmement encourageantes", selon Dioun. L’investissement et la consommation comme moteurs L’investissement sera le principal moteur de la croissance dans la période à venir. La Banque mondiale prévoit une hausse des dépenses d’investissement de 11,2% en 2026, tirée par les grands projets d’infrastructures et les préparatifs pour l’organisation de la Coupe du Monde 2030.

La consommation intérieure devrait, quant à elle, jouer un rôle d’amortisseur avec une progression de plus de 4% à moyen terme. Cette dynamique sera portée par le recul de l’inflation, l’amélioration de la confiance des ménages et la reprise de secteurs clés comme l’agriculture, le tourisme et les exportations de phosphates. Des défis structurels à relever Malgré ces signaux positifs, Othman Dioun a souligné que la durabilité de cette trajectoire dépend de la capacité du Maroc à relever plusieurs défis structurels : la rareté de l’eau, les impacts du changement climatique, la faible résilience du marché du travail et le coût élevé de l’énergie importée.

 Il a également insisté sur l’importance de bien gérer les risques liés aux nouveaux mécanismes de financement comme les partenariats public-privé et les opérations de cession-bail. Le numérique et la bonne gouvernance, leviers de productivité La Banque mondiale met en avant le rôle du digital comme opportunité majeure. La transformation numérique pourrait permettre d’augmenter la productivité globale de l’économie marocaine de 10 à 15%. L’institution salue aussi les progrès réalisés en matière de gestion des finances publiques.

L’évaluation PEFA 2024 montre une plus grande fiabilité du budget et une meilleure intégration des enjeux climatiques et de genre, preuve d’une évolution concrète de la gouvernance des ressources publiques. Un nouveau partenariat pour 2026-2035 S’agissant du nouveau Cadre de Partenariat Pays entre la Banque mondiale et le Maroc pour la période 2026-2035, Dioun a précisé qu’il s’aligne sur le Nouveau Modèle de Développement et repose sur trois priorités stratégiques :