Tan-Tan lance des travaux de protection maritime d’un montant de 164,59 millions de dirhams
Le port de Tan-Tan s’apprête à lancer un chantier majeur pour renforcer ses ouvrages de protection contre la mer. Le projet, estimé à 164,59 millions de dirhams toutes taxes comprises, a fait l’objet d’un appel d’offres international publié sur la plateforme de l’Agence française de développement. La date limite de réception des offres est fixée au 19 octobre. Le marché porte sur la consolidation des digues, des brise-lames et des autres structures chargées d’assurer la sécurité de l’enceinte portuaire face à la houle et aux conditions difficiles de l’Atlantique.
Les entreprises candidates doivent justifier d’une expérience dans les travaux maritimes et fluviaux et dans la mise en œuvre de matériaux spécifiques à ce type d’ouvrages. Une garantie provisoire de 3,29 millions de dirhams est exigée. Une visite du site et une réunion d’information sont prévues le 1er octobre, avant l’ouverture des plis le 19 octobre à la direction du port de Tan-Tan et région. Situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville de Tan-Tan, le port occupe une place particulière dans le réseau portuaire national. Son activité est principalement liée à la pêche et aux échanges locaux, avec un trafic commercial qui a atteint près de 39 000 tonnes en 2025, en baisse de 22,4 % sur un an.
Au-delà des volumes manutentionnés, l’enjeu porte surtout sur la pérennité des installations. L’état des ouvrages de défense conditionne l’accès au bassin, la sécurité des navires et la continuité des opérations. L’investissement prévu traduit ainsi le coût croissant de la maintenance des infrastructures maritimes exposées aux aléas climatiques. Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de longue date entre l’Agence nationale des ports et l’AFD. En 2012, un premier prêt de 50 millions d’euros avait financé la réhabilitation de plusieurs ports régionaux.
En 2020, un second financement de 100 millions d’euros, soit environ 1,08 milliard de dirhams, a été accordé pour appuyer l’adaptation des ports aux effets du changement climatique, notamment à travers le renforcement des ouvrages maritimes et l’amélioration de l’efficacité énergétique. La protection des infrastructures portuaires devient ainsi une priorité, dans un contexte où l’entretien lourd est désormais considéré comme un investissement stratégique pour garantir la continuité de l’exploitation et préserver les actifs sur le long terme.











































