Maroc : la croissance économique devrait accélérer à 5,4% au troisième trimestre 2026, portée par l’agriculture et la demande intérieure

Juil 17, 2026 - 14:33
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Maroc : la croissance économique devrait accélérer à 5,4% au troisième trimestre 2026, portée par l’agriculture et la demande intérieure

L’économie nationale devrait connaître une accélération au troisième trimestre 2026. Selon la note de conjoncture publiée par le Haut-Commissariat au Plan, la croissance du PIB en volume atteindrait 5,4% en glissement annuel, contre 4,8% au trimestre précédent. Après un premier semestre marqué par un ralentissement des activités secondaires, l’économie bénéficierait d’un contexte plus favorable, notamment pour les industries extractives et manufacturières.

 Cette dynamique serait soutenue par le raffermissement de la demande intérieure et l’amélioration progressive des échanges commerciaux mondiaux. Le HCP souligne que cette accélération repose sur un élargissement des moteurs de croissance sectoriels. Le secteur agricole poursuivrait son redressement avec une hausse de 19,9% sur un an au T3-2026, après les bonnes campagnes agricoles. Le secteur secondaire profiterait également de perspectives plus favorables.

 La valeur ajoutée des industries manufacturières progresserait de 1,8%, grâce à l’amélioration de la demande extérieure. Les industries extractives bénéficieraient, elles, de la reprise de la demande mondiale d’engrais, dans un contexte de baisse des droits de douane sur le marché américain et de reprise de la demande indienne et japonaise. Du côté des services, la valeur ajoutée augmenterait de 4,4% sur un an. La consommation des ménages resterait le principal moteur avec une progression de 4,9%, après 4,7% au trimestre précédent. Cette performance serait portée par la poursuite de l’amélioration des revenus et le maintien de conditions de financement favorables, dans un contexte de recul des pressions inflationnistes.

 L’inflation globale devrait ainsi se stabiliser à 1,2% au troisième trimestre, contre un pic de 1,7% atteint en avril, sur la base d’une hypothèse de stabilisation du baril de Brent à 85 dollars. L’investissement productif retrouverait aussi de l’élan avec une hausse de 11,1% contre 9,4% au T2-2026. Il bénéficierait de la dynamique des investissements dans les infrastructures portuaires, routières et hydrauliques. Malgré la hausse des exportations de 10,2%, tirée par les dérivés de phosphate, le commerce extérieur continuerait de peser sur la croissance.

Les importations accéléreraient plus fortement, à 12,4% contre 10,8% précédemment, sous l’effet de la demande intérieure. La contribution du commerce extérieur à la croissance resterait donc négative, à -2,1 points. Le HCP estime que les risques entourant ce scénario demeurent orientés à la baisse, en raison des incertitudes géopolitiques et de leurs répercussions sur les prix de l’énergie, le commerce international et les coûts de production.

Toutefois, les perspectives restent soutenues par des fondamentaux solides : reprise du secteur agricole, résistance de la demande intérieure et maintien d’une politique monétaire accommodante.