Bank Al-Maghrib : Des conditions de crédit stables et une dynamique d’investissement maintenue au T2-2026
Le tableau dressé par Bank Al-Maghrib pour le deuxième trimestre 2026 fait état de conditions de financement globalement favorables pour l’industrie marocaine, et d’une poursuite de l’effort d’investissement des entreprises. Selon l’enquête trimestrielle de conjoncture de la banque centrale, l’accès au crédit bancaire a été qualifié de "normal" par les industriels dans l’ensemble des secteurs. Seuls les segments "textile et cuir" et "mécanique et métallurgie" ont bénéficié de conditions jugées "faciles". La facture des emprunts n’a pas bougé pour la majorité des entreprises.
83% d’entre elles ont indiqué une stabilité du coût des prêts, contre 17% qui ont constaté une hausse. Les disparités sont toutefois notables selon les branches. Dans la "mécanique et métallurgie", 89% des entreprises parlent de stagnation et 11% de renchérissement. Dans la "chimie et parachimie", le ratio passe à 67% pour la stabilité et 33% pour la hausse. À l’inverse, les secteurs des "industries alimentaires" et du "textile et cuir" n’ont enregistré aucun changement sur le coût du financement. Autre enseignement de l’enquête : les dépenses d’investissement ont augmenté chez les industriels au cours du T2-2026. Cette tendance haussière a touché toutes les branches à l’exception du "textile et cuir", seul secteur à avoir enregistré un repli.
Pour financer ces projets, les entreprises ont surtout puisé dans leurs propres ressources. L’autofinancement représente 70% du total, le recours au crédit bancaire ne pesant que 30%. Le moral reste à l’investissement. Pour le trimestre à venir, les chefs d’entreprise anticipent une nouvelle progression des dépenses dans l’ensemble des branches. Exception faite du "textile et cuir" où les industriels prévoient une stabilisation de leurs investissements. Ces données de Bank Al-Maghrib confirment donc une conjoncture industrielle marquée par un accès au financement sans tension majeure et une volonté des entreprises de maintenir le cap sur l’investissement, avec des ressources propres comme principal levier.


































