Nigeria et Maroc visent la signature de l’accord gouvernemental sur le gazoduc Afrique-Atlantique fin 2026

Mai 16, 2026 - 19:13
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Nigeria et Maroc visent la signature de l’accord gouvernemental sur le gazoduc Afrique-Atlantique fin 2026

Le Nigeria et le Maroc prévoient de signer l’accord gouvernemental relatif au projet de gazoduc Afrique-Atlantique au cours du dernier trimestre 2026. Cette annonce marque une avancée concrète dans la mise en œuvre de ce chantier énergétique stratégique, considéré comme l’un des plus importants projets continentaux dans le domaine de l’énergie. L’information a été confirmée à l’issue d’un entretien téléphonique entre la ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, et le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Les deux responsables ont réaffirmé leur engagement à accélérer les différentes étapes liées à la concrétisation du projet.

Selon les données communiquées, le projet est entré dans une nouvelle phase après l’achèvement des études techniques préliminaires. Cette évolution ouvre la voie au volet juridique et institutionnel lié à l’accord gouvernemental, qui constituera le cadre organisant l’exécution et la coordination entre les pays concernés. Le gazoduc devrait s’étendre sur environ 6900 kilomètres, pour un coût estimé à 25 milliards de dollars et une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes par an. Ces caractéristiques en font l’une des plus vastes infrastructures énergétiques en cours de développement sur le continent africain.

Ce corridor énergétique vise à relier plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest à un réseau gazier régional qui remonte jusqu’au Maroc, avec la perspective d’une exportation future vers les marchés européens. L’objectif est de renforcer la sécurité énergétique, de diversifier les sources d’approvisionnement et de donner un nouvel élan à l’intégration économique régionale. Les discussions entre le Maroc et le Nigeria n’ont pas porté uniquement sur l’énergie.

Elles ont également abordé le renforcement de la coopération dans le secteur agricole, notamment dans la production et la distribution d’engrais, ainsi que la relance du Conseil d’affaires conjoint. Ces initiatives s’inscrivent dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine et visent à consolider le partenariat économique entre les deux pays.